dimanche 4 mars 2018

De l'importance d'être un modèle

Patrick et moi avons trois enfants. J’ai donné naissance à Angélik et Ophélyane, mais il y aussi celle que l’on appelle affectueusement notre plus vieille, Joëlle. Nos proches savent ce qui la rattache à nous et pour les autres, je me contenterai d’écrire que quand on parle de nos enfants, de combien elles grandissent vite, quand on a l’oeil qui brille de fierté, c’est toujours en regard de ces trois-là.

Ces derniers jours, j’ai vécu un petit moment avec chacune d’elles, sans rien prévoir et sans même qu’il y ait un lien entre les événements (pas le même jour, pas la même discussion, même pas ensemble). Juste des «moments présents» qui m’ont touchée et qui montrent qu’en plus de ce que l’on peut dire à nos enfants, c’est surtout ce que l’on est et ce que l’on représente qui laissera une trace.

Joëlle, 20 ans
Cette fille-là est douée, belle en dedans comme en dehors, talentueuse et drôle. Plus réfléchie et mature que bien des gens, elle est à un moment de sa vie où le chemin professionnel qu’elle s’était tracé s’avère moins invitant qu’elle ne le croyait. Un premier vrai déséquilibre. Elle réalise que ça ne sera pas si facile d’avancer car les avenues sont nombreuses et elle a envie d’ouvrir plusieurs portes, voire défoncer plusieurs murs et ça la bouleverse, elle voit ça gros.

Jeudi soir, « Pourquoi on est faites comme ça? Je n’arrête jamais jamais de me poser des questions! Le pire c’est que je sais que ça va juste continuer comme ça tout le temps, toute ma vie. Je vais toujours avoir envie d’aller voir ce qu’il y a après et plus loin. Ça pourrait pas être plus simple? ». Oui, ça pourrait être plus simple, mais ça ne serait pas aussi exaltant. Découvrir qu’on a en soi une flamme, ça ne veut pas dire qu’on va s’y brûler. Il faut la nourrir, l’apprivoiser et s’y réchauffer.

Angélik, 7 ans
Vendredi matin, j’ajoute des céréales à mon yogourt. Ma belle frisée aux grands yeux curieux me dit : « Maman, est-ce que tu penses que quand je vais être grande je vais avoir autant de talents que toi? ». Clairement, elle ne fait pas référence à mon déjeuner en construction, c’est une question beaucoup plus fondamentale que je lui demande de préciser. Elle me dit qu’en plus d’être enseignante, je fais plein d’autres choses super importantes et que j'avance toujours, qu’elle voudrait pouvoir faire ça elle aussi quand elle sera adulte.

Le sourire aussi grand que mon admiration pour cette enfant qui comprend si bien la vie du haut de ses 7 printemps, je lui réponds qu’elle a déjà en elle tous les talents du monde. Elle peut faire tout ce qu’elle veut et aller aussi loin qu’elle le souhaite, encore plus loin que moi. Elle a toute la vie devant elle et déjà un beau petit baluchon de possibilités.

Ophélyane, 4 ans
Samedi, sur la piste de ski, mon petit paquet de 40 livres. Moi, qui tente de l’aider en la poussant un peu (c’est un bout plat). Boum! Elle tombe à pleine face, je m’arrête et j’attends… c’est ma faute, mais je ne vais quand même pas l’aider à se relever, elle en est capable! Une fois debout, on rit un peu de la situation puis je m’excuse. « C’est pas grave. Toi maman tu fais souvent des erreurs hein! »

Oh que oui j’en fais des erreurs! On en fait tous et c’est comme ça qu’on devient meilleurs. Pas le temps d’en dire plus, elle est déjà entrain de pousser pour repartir.

Moi, 37 ans
Je ne suis pas la seule qui leur apprenne la vie, mais j’aime croire aujourd'hui que j’y suis un peu pour quelque chose. #growthmindset

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